Kaïa

Mon nom est Sarah

le 10/07/2006 à 22h17

Mon nom est Sarah


 


J'ai 3 ans


 


Mes yeux sont enflés


 


Je ne peux pas voir



 





Je dois être bête


 


Je dois être méchante


 


Quoi d'autre aurait pu mettre


 


Mon père dans un tel état?






 


Je souhaiterais être meilleure


 


Je souhaiterais être moins moche


 


Alors peut être que ma mère


 


Voudrais toujours me faire des câlins






 


Je ne peux pas parler


 


Je ne peux pas faire de bêtises


 


Sinon je suis enfermée


 


Toute la journée







Quand je me réveille je suis toute seule


 


La maison est noire


 


Mes parents ne sont pas chez moi







Quand ma mère vient


 


 J'essaie d'être gentille


 


Sinon j'aurais peut être


 


Un coup de fouet ce soir


 






Ne fais pas de bruit!


 


Je viens d'entendre une voiture


 


Mon père revient


 


Du bar de Charlie






J'entends jurer


 


Il m'appelle


 


Je me sers


 


Contre le mur


 






J'essaie de me cacher


 


Des ses yeux démoniaques


 


J'ai tellement peur maintenant


 


Je commence à pleurer


 






Il me trouve en train de pleurer


 


Il me lance des mots méchants


 


Il dit que c'est ma faute


 


Qu'il souffre au travail


 






Il me tape et me claque


 


Il me crit dessus encore plus


 


Je me libère enfin


 


Je cours jusqu'à la porte


 






il l'a déjà fermée


 


Je me mes en boule


 


il me prend et me lance


 


Contre le mur


 






Je tombe par terre


 


Avec mes os presques cassés


 


Et mes journées continuent


 


Avec des méchancetées dites


 



 


"Je suis désolée!" je crie


 


Mais c'est déjà beaucoup trop tard


 


Son visage a tourné


 


Avec un haine inimaginable


 






Le mal et les blessures


 


Encore et encore


 


Mon Dieu s'il te plait,aie pitié!


 


Fais que ça s'arrête s'il te plait


 






Et enfin il arrête,


 


Et va vers la porte


 


Pendant que je suis allongée


 


Immobile par terre


 






Je m'appelle Sarah


 


J'ai 3 ans


 


Ce soir mon père


 


M'a tuée.





Le Roi Lion

le 10/07/2006 à 22h44

Timon:C'est terrible c'est affreux!




Pumba: Quoi?




T: Et il se moquent de tout!




P: Qui?




T: L'amour s'amène




Et nous pauvres pouilleux




Il nous jettent




Tous les deux!




P: Oh...




T: Sous le diamant des étoiles




Quel magique




Univers,




Mais!




Dans cette romantique




Atmosphère




Ca sent mauvais dans l'air!!




Nala: L'amour brille




Sous les étoiles




D'un étrange lumière




La terre entière




En parfaite armonie




Vit un moment royal




Simba: Je voudrais lui dire




"Je t'aime"




Mais comment lui avouer




Mon secret mes problèmes?




Impossible!




Elle serait trop blessée...




N: Quel lourd secret cache t il




Derrière tant de rancoeur? 




Moi je sais qu'il est ce roi en exil




Qui règne dans mon coeur...




Choeurs: L'amour brille




Sous les étoiles




D'une étrange lumière




La terre entière




En parfaite armonie




Vit sa plus belle histoire!




L'amour brille




Sous les étoile




Illuminant leur coeur




Sa lumière




Eclaire à l'infinit




Leurs ultimes espoirs...




T: S'il s'ensuivait




Leur rêve ce soir




"Snif"




Dans leur folle ronde...




P: Uuh




Si notre ami




Nous dit "au revoir"




T & P: Nous seront seul




Au monde...




Bouhouhou...Ouiiinhiiinhiin...

Mulan

le 12/07/2006 à 20h30

 



Chang: Attaquons l'exercice

Pour défaire

Les huns

M'ont ils donné leurs fils

Je n'en vois pas un

Vous êtes plus fragiles


Que des fillettes


Mais jusqu'au bout


Et coup par coup


Je saurais


Faire de vrais


Hommes de vous...


 

 

Comme la flêche qui vive


Et frappe en


Plein coeur


En trouvant l'équilibre


Vous serez


Vainqueurs


Vous n'êtes qu'une bande


De femmelettes


Mais envers


Et contre tout

Je saurai


Faire de vrais


Hommes de vous...


 

 

Chien Po: J'aurais dû me mettre au régime!


Yao: Salut tous mes amis pour moi!


Ling: Je n'aurais pas dû sêcher les cours de gym...


Mushu: Ce gars là leur flanque les foies!


Mulan: Et s'il voyait la fille en moi?


C P: Je suis tout en âge

Mais nager je n'sais pas...


 

 

Refrain:


Choeurs: Comme un homme...


C: Sois plus violent que le cours du torrent


Ch: Comme un homme...

C: Sois plus puissant que les ouragans

Ch: Comme un homme...


C: Sois plus ardent que le feu des volcans


Secret comme les nuits de lune de


L'Orient...


 

 

______________________________________


 

 

C: Les jours passent et les Huns


Ne sont plus


Très loin


Suivez bien mon chemin


Vous vivrez


Demain

 

 


Vous ne serez jamais


Vaillants et forts


Comme des hommes


Rentrez chez vous

Je ne peux

Faire de vrais

Hommes de vous...

Refrain bis 

Serge

le 21/07/2006 à 17h27
Allez Zou!!!Un ptit calendrier de mon ptit serge!!!!!!!Sympa non?!

Aller hop! Juste comme ça une tite photo de Tori-Chan ma troisième meilleure amie que vous n'avez pas encore vue jusque là ( à gauche ) , Shishi ( derrière l'objectif ^^ ) et Aya avec un joli masque qui font un peu de Comédia del Arte, avec leur prof ( je sais plu comment il s'appel ) caché juste derrière Tori!!! voilà, vous avez pu voir mes trois meilleures amies ( pas forcément sous leur meilleur jour mais bon ^^ )


Shishi, Aya, Tori


Je vous aime!!


Le sourire

le 02/09/2006 à 23h53

Le sourire est contagieux,


Tu l'attrape comme un rhume.


Quand quelqu'un m'a sourit aujourd'hui,


J'ai commencé à sourire aussi.


J'ai tourné le coin et quelqu'un a vu mon sourire.


Quand il a souri,


J'ai réalisé que je venais de lui passer.


J'ai pensé à ce sourire,


Et j'en ai réalisé la valeur.


Un simple sourire comme le mien peut faire tourner le monde.


Alors,


Si vous avez envie de sourire,


Ne le retenez pas,


Montrez-le;


Débutons une épidémie,


Et infectons le monde!




Continuez de faire voyager ce sourire en envoyant ce texte à un ami.


Tout le monde a besoin d'un sourire.




Je ne suis pas l'auteur de ce texte mais je le dédie au monde entier.


Un simple sourire peut changer tant de choses


...


Ne l'oubliez jamais


...


Artang - Prologue

le 04/09/2006 à 19h58
 



Voilou!!! Le début de mon roman, je met que le prologue pour le moment, vous aurez le premier chapitre dans l'article suivant, pour le second chapitre je ne sais pas si je vous le mets en plusieurs morceaux ou directement en entier étant donné que je n'ai pas finit de le taper, je sais pas, je verrais, à ce jour il n'existe encore que trois chapitres et deux intermèdes ( je crois, je suis pas sûre ) d'Artang qui est donc mon roman, mais j'aime pas dire roman je trouve que ça fait un peu comme si je me la racontais, alors la catégorie s'appelle comme ça mais en général je parlerais plus de mon " histoire " que de mon " roman ", ça fait peut être un peu golio mais c'est une question de principe!!^^ Allez, Bonne lecture^^


 

Prologue





Artang...Voici le nom du pays où naquit un jeune garçon du nom de Adrien Fermafeu. On disait de lui qu'il était fougueux et courageux comme un grand aventurier, ce qu'il avait tendance à contredire. En réalité, il s'agissait du fils unique du seigneur Aaron Fermafeu, le souverain du pays qui résidait dans le château de la ville de Jussey la capitale. C'était un homme bon et juste, il était aimé et respécté par son peuple. Mais à son grand malheur, son fils ne cessait de fuir les leçons que les conseillers royaux tentaient à grand peine de lui enseigner. Il s'échappait discrètement du palais afin de rejoindre ses amis d'enfance Yvan et Arilia. Ils passaient tout trois la majeure partie de leur temps à vagabonder dans les rues de la capitale et à parcourir l'immense forêt qui la bordait. A leurs yeux, leur vie aurait dû resté toujours insouscience et gaieté, mais le destin en avait décidé autrement...Ca vous intrigue n'est ce pas ? Vous aimeriez savoir ce qui a bien pu leur arriver, et bien c'est pour cela que je vais vous raconter leur histoire, enfin, mon histoire,et oui, je suis ce garçon dont je vous ai parlé; Adrien Fermafeu... 


Artang - Chapitre 1

le 04/09/2006 à 23h24
Vous remarquerez par endrois quelques commentaires de mon cru entre parenthèses évidemment, je vous demanderais de ne pas y prêter la moindre intention paske c'est juste un petit trip de ma part et comme je me souviens jamais où ils sont placés et bah je les ai pas effacés ^^! 

 
Chapitre
 
 
I
  C'était un matin doux et brumeux, il était très tôt et le soleil n'était pas encore levé. Je venais de m'habiller et me munis d'une besace dans laquelle j'avais mis un énorme morceau de pain et une pomme de belle taille. Je m'approchais silencieusement de la porte de ma chambre et lorsque je voulu l'ouvrir, je ne fus pas surpris de constater qu'elle était fermée à clé. Mon père, de plus en plus méfiant avait sans aucun doute prévu que j'essaierai à nouveau de filer en douce pour rejoindre mes compagnons de fortune. Heureusement, Yvan, en fin vagabond m'avait appris à crocheter les serrures. J'ouvris donc la porte en un tour de main et, après avoir jeté un oeil discret en dehors de ma chambre pour ne pas être surpris par un quelconque insomniaque, en sortis en silence. Je parcourus le long couloir à pas feutrés, l'oreille aux aguets et finis par déboucher sur les escaliers. Je vérifiais prudemment que personne ne s'y trouvais puis commençais à le descendre quand une toux forcée retentie derrière moi, me coupant dans mon élan. Je fis aussitôt volte face pour voir qui était là. En haut des marches se dressait un homme d'une cinquantaine d'années. Il était vêtu d'une longue chemise de nuit presque entièrement recouverte par une grande cape sombre richement décorée. Ses cheveux mi-longs étaient retenus par un morceau d'étoffe noire. Ses yeux gris me fixaient avec satisfaction et sur ses lèvres au dessus desquelles trônait une imposant moustache , un sourire hautain s'était dessiné. Je connaissais bien cet homme, c'était lui qui m'enseignait, ou du moins qui essayait de m'enseigner " l'art de régner sur un pays " selon ses dires. C'était un homme malsain et désagréable contrairement à son frère, le second conseiller qui me donnait les autres leçons que je suivais qu'un minimum hormis celles de combat et de tir à l'arc. Il s'avança vers moi, son sourire aux lèvres et son air supérieur. Il s'arrêta deux marches au dessus de moi puis se mit à parler de sa voix rappeuse et tranchante.
_Mon jeune seigneur, il me semble qu’il est bien tôt pour se promener dans le palais, auriez vous par le plus pur des hasards l’intention de sortir rejoindre ces vagabonds que vous nommez « amis » !?
_En effet, il est bien tôt pour se promener surtout pour un homme de votre âge qui ne croit pas au hasard et qui ne connaît certainement pas la signification du mot « ami » ! Répliquais-je agacé.
_Je crois malheureusement que c’est vous mon prince qui vous induisez en erreur quant à la signification de ce mot, peut-on appeler « ami » quelqu’un qui vous détourne du droit chemin et qui vous empêche de manière régulière de suivre vos leçons quotidiennes.
_Quelle étrange question que voilà, il est bien évident que je puis parfaitement appeler de cette manière les personnes qui me permettent d’échapper à l’éternel ennuis de vos leçons !
_Je suis navré pour vous Mon Sieur, ces leçons sont nécessaires.
_Nécessaires à me faire mourir d’ennui, mon pauvre ami – « ami » ? – je suis encore bien jeune pour songer à succéder à mon père au trône, et lui n’est pas encore assez vieux pour abandonner son règne, et sa santé est encore excellente ! Sur ce, je me dois de vous quitter car je suis attendu, vous transmettrez bien le bonjour à mon géniteur et à votre frère !
Le conseiller me fixa avec rage, sur son visage, toute trace d’une quelconque forme de joie ou de satisfaction s’était effacée pour laisser place à une grimace de colère fulminante et évidente. N’ayant visiblement plus la moindre réplique cinglante en bouche, il me laissa partir sans rien ajouter.
 
   La traversée du palais et des jardins se passa sans encombre, après quoi, j’atteignit un épais buisson qui longeait une paroi de la muraille d’enceinte recouverte de majestueux rosiers grimpants. Un bruit de pas ponctué par celui de plaques de métal s’entrechoquant résonna au-dessus de ma tête. Aussi vif que l’éclair, je me jetais dans le buisson juste à temps car un garde surgit sur les remparts en promenant est regard de faucon ( faux con, niark, ce qui n’est pas le cas des soldats quoi !!! ) partout autour de lui. Mon acte peut vous paraître inutile, mais sachant les gardes aussi bêtes que bourrins, je craignais qu’ils n’aient l’idée de sonner l’alarme ce qui aurait eu pour effet d’alerter tout le village qui - bien que l’on soit à cette époque en temps de paix – aurait cru à une invasion ou quelques choses du même genre. Une fois que l’homme et son armure grinçante se furent éloignés, je dégageais du mieux possible une petite ouverture pratiquée dans le mur et dissimulée par les rosiers tout en tâchant de ne pas me faire lacérer les mains pas leurs épines acérées. Le passage m’avait été indiqué quelques années auparavant par un vieux jardinier qui ne supportait plus de me voir piétiner ses plans de fleurs lorsque je courais pour échapper aux gardes m’ayant repéré. Depuis, c’était toujours par-là que je passais pour quitter le château à l’abri des regards. Le souvenir du vieil homme furieux proférant diverses injures alors que je semais les gardes essoufflés au travers des jardins me fit sourire tandis que je me glissais sous la muraille. Une foi sorti de l’enceinte, je débouchais sur la ville et me dirigeais immédiatement vers la « Chope Enchantée », l’auberge taverne où vivaient mes amis. Yvan et Arilia, Arilia, orpheline de naissance avait été élevée par sa tante jusqu’à ce que celle ci ne meure, touchée par une maladie, laissant les deux enfants âgés de sept et huit ans livrés à eux même. Heureusement, Flore, une aubergiste les recueillit et s’en occupa comme s’il s’agissait de ses propres enfants. Flore était une femme avenante aux formes plutôt rondes et aux longs cheveux bruns mais avec un regard doux et un sourire des plus agréables. En plus d’avoir été une mère pour mes deux compagnons, elle était aussi notre plus grande complice. Alors que je parcourais les rues endormies de Jussey  je commençais déjà à sentir l’odeur des beignets chauds qu’elle nous préparait à chaque fois que nous partions en chasse. Arrivé à l’auberge je m’apprêtais à pousser la porte lorsque celle ci s’ouvrit sur une jeune fille aux cheveux courts et aux yeux d’un bleu aussi limpide que celui du ciel un jour de beau temps. Après m’avoir offert un sourire rayonnant elle se jeta soudainement à mon cou, manquant de me faire tomber. Tandis qu’Arilia s’évertuait à m’étrangler malgré mes protestations Yvan apparut sur le pas de la porte. A dix sept printemps à peine il en paraissait une vingtaine, il possédait une bonne carrure et, bien que je n’aie qu’un an de moins que lui il me dépassait d’une tête, voire un peu plus. Ses longs cheveux blonds roux étaient noués en une que de cheval basse et ses yeux d’un vert profond reflétaient son éternelle malice. Il me souriait, l’air moqueur en ricanant de la situation dans laquelle je me trouvais. Lorsque Arilia consentit enfin à me lâcher, son cousin s’approcha de moi et m’administra une claque spectaculaire dans le dos, me propulsant avec force dans l’auberge où je perdis l’équilibre. Je fus rattrapé de justesse par deux mains rondelettes, en redressant la tête je reconnus le visage joyeux de Flore. Elle m’adressa un de ses fabuleux sourires dont elle avait le secret tout en m’aidant à me relever avant de tous nous faire entrer.
   Après avoir ingurgité une bonne demi-douzaine de beignets chacun, harnaché nos montures puis quitter la ville pour nous rendre dans l’immense forêt qui la bordait nous nous arrêtâmes quelques instants sur une colline afin d’observer la vue enchanteresse que celle ci nous offrait. La lune, cercle d’argent sur le grand tapis noir de la nuit inondait les arbres de sa délicate lumière. Arilia semblait fascinée par ce paysage, la tête posée sur l’encolure de son cheval dont elle caressait la crinière avec douceur, elle observait la forêt, les yeux mi-clos, l’air rêveur, comme hypnotisée. Yvan jetait des petits coups d’œil moqueurs à la jeune fille. Soudain, il poussa un cri sauvage, rompant le silence et faisant sursauter sa cousine si vivement qu’elle faillit en perdre l’équilibre. Puis lançant un « yahou » enjoué, le garçon lança sa monture, une splendide jument blanche nommée Nuage, au galop. Dans un réflexe rapide alors que mon ami dévalait la colline à toute allure, je talonnais mon cheval qui partir à une vitesse surprenante, manquant du même coup de me faire décoller de la selle. Yvan en m’entendant arriver tira sur les rennes et s’arrêta juste devant moi afin de me ralentir. Voyant l’astuce venir de loin, j’esquivais le piège avec aisance doublant par la même occasion mon compagnon qui ne perdit pas de temps pour me rattraper enchaînant sur une course folle où, tels des gamins nous nous bousculâmes en riant et en criant risquant de se faire tomber l’un l’autre. Lorsque nous atteignîmes la forêt en pouffant comme des idiots, Arilia qui avait profité de nos tours et détours nous y attendait déjà affichant un air satisfait. Après l’avoir rejoint nous nous mîmes à rire tous trois de bon cœur. Yvan essayait de me calmer à grands remèdes de claque dans le dos provoquant bien plus d’étouffements que d’accalmies. Une fois que notre fou rire fut terminé, nous partîmes dans la forêt dans cette atmosphère joyeuse.
    Cela faisait déjà un certain temps que nous avancions parmi les arbres sans rien rencontrer. Yvan, qui possédait une impatience hors du commun commençait à la manifester et sa cousine, las du manque d’action se mit à parler d’un garçon qu’elle avait rencontré et qui ne la laissait pas indifférente. C’était le genre de conversation qui m’exaspérait. Après avoir expliqué combien ce jeune homme était minable et idiot, le presque frère d’Arilia enchaîna sur l’énumération de toutes les jeunes filles avec qui il avait eu une relation, imitant d’une voix suraiguë et stupide la façon dont elles avaient rompu. Avec le bruit que faisaient mes compagnons, il était difficile à croire que l’on ait pu rencontrer une quelconque créature. Le but de notre « chasse » était d’effrayer et si possible d’attraper des korrigans. C’était l’une de nos activités préférées. Flore, dont l’auberge était située à proximité de la forêt subissait régulièrement les plaisanteries de ces êtres farfelus, de ce fait, elle nous accompagnait lorsqu’elle le pouvait afin de prendre sa revanche, elle était très douée pour inventer tout un tas de pièges divers et variés et faisait tourner ses proies en bourrique pendant des heures.
 
    Perdu dans mes pensées, je ne m’étais pas rendu compte du silence qui s’était établi derrière moi. Lorsque je réalisais enfin ma situation, il était trop tard ; Yvan se jeta sur moi dans un cri sauvage. Il me désarçonna et m’envoya à terre, je me remis sur mes pieds juste avant que mon ami ne bondisse en face de moi, sa guitare tenue à la main tenue telle une massue qu’il agita en braillant :
_En garde compagnon !!
Sans hésiter je me saisis d’une grosse branche et vins lui chatouiller les côtes. Avec son éternel rictus moqueur sur les lèvres, Yvan battit l’air de son instrument au raz de ma tête le vent faisant vibrer les cordes. Entraîné par l’action, il faillit m’écraser le nez, ce qui me fit reculer puis trébucher. Dans un ensemble de rire, mon camarade m’aida à me relever, sa guitare sur l’épaule. A ce moment là, je vis pendre à son cou un petit sifflet en bois de chêne. L’objet muni de deux trous avait été ouvragé minutieusement, les gravures qui l’ornaient étaient minuscules et il fallait regarder de près pour les distinguer. C’était Aïdisse, une fée des lacs qui lui avait offert lorsqu’un an auparavant Yvan l’avait sauvée d’un groupe de korrigans qui avaient essayé de lui arracher les ailes. Elle lui avait donné l’objet en lui disant qu’il suffisait juste de souffler dedans si on voulait la voir ou si on avait besoin de son aide. J’intimais aussitôt à mon ami de s’en servir afin que nous puissions demander à l’ondine la raison du calme et du vide inhabituel de la forêt. Arilia approuva et à son cousin de dire d’une voix moqueuse :
_Vous avez raison chers amis, quelle idée tout à fait remarquable, je me mes à l’œuvre immédiatement !
Il s’empara de la petite flûte et la porta à ses lèvres. Il souffla légèrement dedans faisant jouer ses doigts sur les deux trous. Un son doux et fluet s’en échappa nous berçant de sa langoureuse mélodie. Envoûtante, la douce mélopée nous enveloppa, portée par le vent qui semblait agiter le feuillage des arbres à son rythme. J’étais comme transporté, tout semblait magique autour de moi _ ce qui était probablement le cas _ puis, mon compagnon cessa de jouer. La musique s’interrompis brutalement me ramenant à la réalité. Regardant autour de moi je cherchais la belle mais discrète Aïdisse qui ne semblait pas vouloir se montrer. Comme guidé par une main invisible, mon attention et celle de mes compagnons se portèrent sur une feuille comme les autres dont la rosée s’échappait par petites gouttes. Une de ces minuscules larmes vint s’écraser au sol, puis commença à prendre la forme d’une jeune femme avant de laisser apparaître une fée. Elle battit des ailes pour se débarrasser de l’eau qui en perlait. Elle était à peine plus grande que ma main, elle portait une tunique blanche qui faisait ressortir avec délicatesse la couleur bleutée de sa peau, une cascade de cheveux blonds aux reflets dorés retombait sur ses épaules fragiles et de superbes ailes de cristal ressortaient de son dos. La belle s’envola jusqu’à Yvan et pour se poser dans le creux de sa main. Sur son visage et dans ses grands yeux verts, limpides se lisait de l’inquiétude.
_Qu’est ce que vous voulez ? fit elle d’un ton mal assuré.
_Pourquoi y a plus personne ici ? répondit Yvan aussi rapide que direct.
_Je…Je…Qu’importe !!! Le mieux c’est que vous ne posiez pas de questions et que vous rentriez immédiatement chez vous !
Intrigué, mon ami demanda à la fée les raisons qui la poussaient à nous dire cela. Mal à l’aise, l’ondine marqua une pause et sembla réfléchir un instant, puis elle reprit hésitante :
_Hum… Eh bien… Depuis quelques temps, la Moukia est très agitée… En fait, des orks se sont installés dans les anciennes mines des nains, sur le territoire interdit de l’autre côté de la Moukia ! Ils ont semé une pagaille terrible ici, c’est pourquoi nous nous cachons, vous savez, les orks sont vraiment d’abominables créatures…
_Tu sais que tu mens très mal Aïdisse ?! répliqua Yvan, amusé. Les orks n’existe pas plus qu’un anneau magique ou qu’un quelconque œil de feu ! Nous avons passé l’âge de croire aux contes ma pauvre amie, et puis même ce genre de créature – si toutefois il en existe – ne serait pas assez  stupide pour s’aventurer sur les territoires interdits, ce n’est d’ailleurs pas pour rien qu’il s’appelle ainsi, et ce n’est pas non plus sans raison que les nains ont abandonné leur mine !
_Il a raison, intervint Arilia, d’autant plus que ce n’est pas une bande de créatures puantes et crétines qui vont effrayer Yvan ou Adrien !! Tu les connais, rien ne leur fait peur !!
_C’est évident voyons, renchérit son cousin, qui aurait peur de simples chimères inventées par un simple écrivain ( pas si simple que ça ) !!
_Je… …
_Tu ne sais plus qui tu es,
Tu ne sais plus ce que tu fais,                      
Mais s’il y a bien une chose que tu sais,
C’est ce que tu es ! improvisa Yvan en grattant les cordes de son instrument.
_Cesse de plaisanter pauvre sot, s’emporta la fée en s’envolant furieusement de la main de mon compagnon le faisant taire du même coup, Tu ignore totalement ce qui est sur le point de se produire !
_Hein ?! De quoi tu parle ?
_Vous voulez savoir ce qui se passe ici, c’est ça, eh bien je vais vous le dire moi ! continua la belle hors d’elle, Il se passe qu'un dragon qui sommeille depuis des siècles dans les tréfonds de notre paradis forestier s’est soudainement éveillé et terrorise chacun d’entre nous ! C’est lui le roi en ces lieux, et je vous déconseille d’aller à l’encontre de sa volonté ou de sa personne !!
Sans autre forme de procès, Aïdisse disparut aussi vite qu’elle était apparue, nous plantant là avant même que nous ayons vraiment eu le temps de saisir ce qu’elle nous avait dit. Après avoir entendu ces paroles, je me laissais retomber contre ma monture, perplexe. Arilia contemplait l’encolure de son cheval, inquiète. Je jetais un coup d’œil douteux à mon compagnon, il était lui aussi adossé à son destrier, la guitare sur l’épaule et, une main sous le menton, il affichait un air malicieux, faisant mine de réfléchir.
_A quoi penses tu? Fis je, méfiant.
_A ton avis!? Répondit il, faisant l’innocent.
_Je crois que tu pense à la plus grosse bêtise de ta vie que tu t’apprête à faire !
Arilia qui avait relevé la tête nous regardait alternativement, une lueur de panique dans le regard.
_Nenni, que vas tu imaginer là, ce n’est poins une sottise de vouloir protéger sa ville, son peuple et principalement son futur roi d’un reptile géant et enragé !
_Idiot ! Cet animal ne fera rien tant qu’on lui fichera la paix, en revanche, il ne fera qu’une bouché de toi si tu décide de t’aventurer dans sa tanière !!
_Allons, allons, tu dramatise bien la chose, j’irai pourfendre ce dragon sans crainte, je suis certains qu’il ne m’arrivera absolument rien !
_N’essaie pas de donner une allure héroïque à ton action irréfléchie !
_Oh oh ! Serait ce une mise en garde, je peine à y croire, Adrien Fermafeu, l’homme le plus brave d’Artang aurait il peur d’un simple dragon !?
_Arrête cela immédiatement ! Je ne suis pas le plus brave ou quoi que ce soit de ce genre là ! mon ami émit un gloussement moqueur à ces mots, Et même si c’était le cas, je n’irais pas affronter une telle créature, tu connais nos légendes Yvan !!
_Tu peux bien bagouler tant que tu veux, comme tu l’as si bien dis, ce ne sont que des légendes, des contes pour effrayer les enfants désobéissants !! Tout ceci ne changera rien à mes convictions, j’irai combattre quoi que tu en dises !!
_Yvan !!!
Celui ci ne prêta plus la moindre attention à mon appel, il se mit en selle comme si de rien n’était et partit en direction du cœur de la forêt. Arilia l’interpella à son tour, son cousin se retourna et, avec un clin d’œil complice lui fit un signe de main. La jeune fille gémit et plongea sa tête dans la crinière de son cheval. Je regardais mon camarade s’enfoncé dans le bois, la guitare à la main, laissant sa monture le guider. Il chantait de sa belle voix une ballade qu’un troubadour farfelu, de passage à Jussey lui avait apprise. Le chant contait l’histoire d’un jeune chevalier partit affronter un dragon pour sauver sa belle, mais l’aventure de ce héros se terminait plutôt mal. Ce n’était pas vraiment une chanson très rassurante en de telles circonstances, mais Yvan était ainsi, stupide et borné. Je le suivit du regard jusqu’à ce qu’il disparaisse. Arilia, elle, faisait une tête de déterrée, mais lorsque mon regard croisa le sien, ce fut comme si elle m’avait foudroyé. Soudain son visage changea du tout au tout et elle parut entrer dans une colère noire. Terrifié, je compris aussitôt qu’il valait mieux que je rattrape Yvan rapidement. Je me remis à cheval et partis aussitôt sur les traces de mon compagnon. Dans cette partie de la forêt très peu fréquentée, aucun chemin n’existait, le sol était envahit par les ronces et les orties, piétinés par endroit laissant apparaître les traces du passage d’Yvan. Flèche, ma monture qui semblait s’ennuyer commença à manifester quelques signes d’impatience. Résigné, je détendais les rennes et laissais mon destrier avancer à l’allure qu’elle souhaitait, un petit trot rapide qui me fit exécuter quelques soubresauts sur ma selle. Je devais régulièrement baisser la tête, voire me pencher sur l’encolure de l’animal pour éviter les branches basses qui auraient vite fait de me désarçonner. Plus nous avancions plus l’air me semblait lourd, condensé, étouffant, terriblement inquiétant, chaud et moite. Pourtant, le vent soufflait particulièrement fort, il paraissait venir du fin fond de la forêt vers lequel je me dirigeais en transportant tous les sons provenant des sous bois. Une voix parvint à mes oreilles ; « … percevant la belle, prisonnière d’une tour dorée… » c’était à n’en pas douter Yvan qui continuait son trajet de manière imperturbable. Je me demandais s’il était encore loin de moi. Cela faisait un sacré moment que nous progressions dans les friches lorsque je sentis mon cheval devenir nerveux, il ralentit jusqu’à avancer au pas. Il regardait furtivement autour de lui, s’arrêtant de temps à autre pour humer l’air. Le vent avait cessé et la chaleur était devenue insupportable, la forêt était plongée dans un silence de mort brisé uniquement par les sabots de Flèche, écrasant les mauvaises herbes. La peur commença à me nouer la gorge, les animaux savent ressentir le danger avant même que celui ci ne se présente, de ce fait, si ma monture était nerveuse j’avais probablement de quoi céder à la panique. Je respirais difficilement par petite saccades, cherchant désespérément un peu d’air frai dans cet atmosphère suffocant. Il faisait de plus en plus chaud, je transpirais beaucoup et la soif m’étreignît rapidement. Mon destrier s’arrêta de manière moins espacée et grattait le sol du bout de son sabot. La tension était à son comble lorsqu’un cri inhumain déchira le silence et mes tympans avec. La chose responsable de ce hurlement était très proche et devait bien s’être fait entendre jusqu’à Jussey. Un instant, j’eu la vision furtive d’un gigantesque dragon rouge muni de grandes ailes et d’une mâchoire où des crocs solides et tranchant luisaient, menaçant. Je frissonnais. Un second cri, plus humain, m’arracha à mes pensées. Mon cheval recula, agité de tics nerveux et secouant la tête frénétiquement. Je pensais d’abord à la fuite puis le visage moqueur d’Yvan s’interposa dans mon esprit. J’envoyais ma monture à la charge pour aller secourir mon ami. Flèche était lancé au grand galop, les branches fouettaient mon visage, l’une d’elle m’écrasa le nez et le sang se mit à couler mais je n’y prêtais pas la moindre attention, le plus important pour le moment était de sauver mon compagnon. J’étais en proie à une panique grandissante, je peinais beaucoup à respirer mais tout cela ne m’empêcha pas de continuer ma course folle. D’étranges piaillement s’élevèrent des arbres, de plus en plus fort, certains ressemblant à des cris humains. Soudain, une sorte de boule de feu fusa vers moi, mon cheval se cabra pour l’éviter, les ronces et l’herbes s’enflammèrent à ses pattes. De manière inattendue, des milliers de créatures telles que des korrigans, des fées, des gnomes et autres surgirent comme de nul part hurlant et braillant. En quelques instants nous fûmes noyés par cette vague étrange. Le sol fut tellement piétiné que les flammes qui s’y étaient allumées furent rapidement étouffées. Flèche luttait avec force pour percer l’épaisse barrière qu’avaient formé les petits êtres hybrides mais se trouva dans l’obligation de reculer de quelques pas. Désespéré, je sautais de ma selle et marchant plus ou moins sur les korrigans et les gnomes qui s’entassaient devant moi je commençais à avancer. Des oiseaux affolés volaient à une rapidité extrême au raz de ma tête. La chaleur était devenue dense et l’air très lourd. Brusquement, une énorme flopée de feu roula vers nous avec un grondement sourd. Je restais presque immédiatement immobile, regardant fixement le brasier, à la fois fasciné et terrorisé. Je me sentis comme attiré par les flammes. Les créatures qui m’entouraient avaient cesser de me bousculer et me contournaient, comme si elles avaient elles aussi ressenti cette force et cette bouffée de chaleur que je me pris à trouver agréables et qui envahissaient mon corps. J’étais dans un état second, tout autour de moi les choses semblaient irréelles, j’avais le sentiment de flotter. J’avais tout oublier, Arilia qui devait se faire un sang d’encre, Yvan qui risquait de mourir à tout moment, mon père et ses deux conseillers qui me sermonneraient sans le moindre doute lorsque je rentrerais le soir, seul, indifférent, vide et abusé. Je sentis un sourire béat étirer mes lèvres. Les flammes, hypnotiques étaient à quelques pas de moi à présent et dansaient sous mes yeux, envoûtantes. Un hennissement sourd me tira de ma torpeur. C’était Nuage, la jument d’Yvan qui sortait du brasier au galop malgré un léger boitement. Elle se précipita vers moi et disparut dans mon dos. Je ne me retournais pas pour voir où elle allait car le visage de mon ami apparut devant moi, hurlant, un rictus dément relevant ses lèvres. Il m’appelait, criant de toutes ses forces, me tendant une mains crispée et semblant lutter contre un bras invisible qui le tirait en arrière. Toutes les forces qui m’avaient envahi auparavant m’abandonnèrent, le sentiment de puissance qui m’avait habité se dissipa totalement. Dans un hurlement de désespoir je m’élançais en direction de mon compagnon, sans hésiter, je me jetais dans le feu et saisis sa main, elle m’échappa et Yvan s’éloigna de moi entraîné par ce bras que je ne pouvais ni voir ni détruire. Je l’appelais, encore et encore, combattant de toutes mes forces cette imprenable muraille de flammes. Il disparut. Devant moi ne se trouvait plus que le brasier aux nuances bleu, jaunes, rouges, je ne savais plus trop. J’étais totalement perdu, noyé dans une semi-inconscience. Le feu se dissipa, je ne le vis pas, je restais à nouveau immobile, désabusé par moi-même. Les oiseaux continuaient de voler en tous sens autour de moi. L’un d’eux m’arriva en pleine face et s’écrasa sur ma tête. Je sentis mon sang, chaud couler où le bec du volatile m’avait percuté. Je perdis connaissance...
 

 
Ahah!! Et là vous devez être curieux de connaitre la suite pas vrai? ( à moins que vous n'en ayez strictement rien à faire ce qui est, je l'avoue, fort plausible ) et ben j'ai commencé à la taper mais il faudra attendre paske je tape lentement et que j'ai pas vraiment beaucoup de temps!! Désolée ^^.
 

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