Kaïa




Petite photo souvenir d'un fameux week end passé avec ma shishi d'amûr et ma chérie que j'aime fort fort fort!!!!


Vive les chauves souris, les parapluis, les morrues et les nouilles^^


Et dites moi si j'ai oublié quelque chose^^


Je vous aime de trop les filles^^


Bisous^^


Et n'oubliez pas le concours^^


On compte sur vous!!


^^

^^

le 19/10/2006 à 23h30

TapE 1... Si tU mE DéTèsTe


TapE 2... Si tU m'AimE


TapE 3... Si tU t'En fOuT dE Ma gUeuLe


TapE 4... Si tU mE dIstiGuE


TapE 5... Si tU eS Un(E)PotE


TapE 6... Si tU Es pRocHe dE mOi


TapE 7... Si tU m'AimE bIeN


TapE 8... Si tU As uN faIblE pOuR mOi


TapE 9... Si tU m'AiMe!


TapE 10... Si tU m'AdoRe


TapE 11... Si tU vEuX FaiRe L'aMoUr aVeC mOi


TapE 12... Si tU Me ConNaiS PaS!!!

Momiji => Solie

le 19/10/2006 à 23h32

C'est officiel et ça ne va pas plaire à tout le monde, dorénavant, ma signature et mon nom d'artiste ( artiste? Nimport nawak!!!!^^ ) ont désormais changé! Je sais que ce ne sera pas au goût de certain(e)s, mais c'est comme ça! Voyez vous, j'ai bien réfléchit à ce sujet et il m'est tout de même apparut clair que d'avoir pour pseudo artistique "momiji" n'était pas la meilleure des choses pour plusieures raisons;


_Premièrement, ce nom est tiré d'un manga, ce qui ne peut pas toujours être accepté si il me venait à l'idée de publier un de mes trucs!


_Deuxièmement, c'est un prénom masculin.


_Troisièmement, il faut quand même avouer que c'est un peu ridicule, non mais allez imaginer une bande dessinée qui parle des aventure d'une jeune elfe aux cheveux bleus par exemple ( saisissez bien l'exemple^^ lol ) bref, un truc héroic fantasy avec de l'action et une histoire relativement sérieuse et là, sur la couverture, vous voyez marqué en gros le nom ou le pseudo de l'auteur MOMIJI... Et là franchement t'as pas l'air con T_T...


C'est pourquoi, depuis le samedi 14 octobre 2006 ( j'ai pas plus précis^^ ) mon nom d'artiste et ma signature sont passés de momiji à Solie! C'est à dire que tous les dessins que j'ai fait et que je vais faire à partir de ce jour ne seront plus signés momiji mais Solie!


Voilà... Mais le fan art ci dessus date un peu, donc il est signé Momiji, c'était mon tout premier fan art et je ne possède aujourd'hui plus l'original car il m'a été "emprunté" si vous voyez ce que je veux dire, c'est le genre de truc qui me fout les boules, pardonnez l'expression quelques peu indélicate mais c'est franchement ce que je pense vu le temps et le mal que je me suis donner à faire ce dessin!!!!!!!!!


Bon aller, sur ce, j'vous rappel encore que notre concours n'attend que vous, je pense d'ailleurs refaire un article pour vous le rappeler au cas où vous auriez oublié!!^^

le bô T-shirt!!!!^^

le 01/11/2006 à 16h30

Regardez le bô T-shirt que Pauline et mwa avons fait ce week end^^!!!! J'ai dessiné Bill et le Schrei au crayon à papier ( même que j'avais oublié le "c" et le "h" de schrei ) et j'ai tout "encré", après, c'est pauline qu'a colorié les cheveux de billou^^, on a bien galéré, ça nous a prit au moins deux heures, et à la fin on avait les mains toutes noires^^ Mais je suis super satisfaite du résultat, que dis je même, j'adoooooooorele résultat!!!! maintenant faut que je fasse le miens ( celui là c'est celui de Pauline ) avec un ptit Tomimi dessus^^

Il y a un nom...

le 03/11/2006 à 14h24
Il y a un nom… Un nom qui résonne dans ma tête, rien d’autre… Et puis soudain il y a un son. Un son particulier, presque magique. Il me transporte. Et maintenant il y a une voix. On dirait celle d’un ange, tellement elle est douce et mélodieuse…

Maintenant j’ouvre les yeux !

Devant moi, sous le feu des projecteurs se tiennent quatre personnes.

A l’avant de la scène se trouve le chanteur. Il est un peu spécial avec ses longs cheveux argentés mais il est au centre de l’attention et son visage respire la joie de vivre.

A sa droite il y a la guitariste. Ses longs cheveux rouges sont relevés en partie en arrière découvrant ses yeux d’un vert pétillant.

Tout à gauche, c’est le bassiste. Il a un long tatouage noir qui s’étale tout le long de son bras gauche jusque sur son visage, et qui s’arrête en dessous de l’œil. Sa peau est brune et laisse magnifiquement ressortir ses cheveux mi-longs couleur argent eux aussi.

Dans le fond se tient la batteuse, ses yeux jaunes luisent étrangement sous les mèches folles de ses cheveux bleus pâle.

Autour de moi, une foule en délire qui acclame inlassablement le nom du chanteur ;

« Final, Final »


Et moi, qui suis je ?


Je m’appelle Mortia, je suis la batteuse du groupe de rock Celest.


Pourquoi suis je là et à la fois sur scène ?


Parce que j’aime regarder mes amis se donner à fond pour notre musique et notre public.


Comment puis je être à la fois sur scène et ici ?


Grâce à Opale, ma jumelle inexistante…

C’est un corps d’emprunt, une coquille vide, un deuxième moi…

Opale elle n’a pas de vraie vie, elle apparaît comme ça, sans que personne ne la connaisse et disparaît. Opale elle me ressemble, mais elle est aussi très différente de moi… Elle est plus petite, elle a des cheveux courts, bleus pâle, des yeux couleur ambre et elle a l’air sage et douce, elle ressemble un peu à la petite fille que je n'ai jamais été… C’est un peu mon échappatoire, quand ma vie me soûle, je deviens Opale. Mais ça ne répond toujours pas à votre question.


J’ai la capacité de diviser mon âme en deux. Sur scène il y a Mortia la batteuse et là, dans le public il y a Opale l’inconnue. Je vois par ses yeux et entends par ses oreilles, mais j’entends et vois aussi tout ce qui se passe sur scène. Par exemple là, Guest, le bassiste vient de se prendre le pied dans un fil, mais là en bas, ça ne se voit pas !


Opale est fatiguée, elle doit partir, elle ne veut pas disparaître comme ça devant tout le monde. Mortia a besoin de toute sa tête.

Opale s’éclipse. Mortia reprend du poil de la bête.


Le morceau est finit. Je bats un petit solo de batterie, pas trop fort pour matérialiser un fond à la voix de Final. Il prend le micro et arpente la scène de long en large sous les yeux admiratifs et les cris hystériques de ses fans qui tendent vers lui des mains désespérées, dans l’espoir de pouvoir le toucher. Les gardes du corps commencent à réagir. Une fille tombe dans les vapes.


123…


ZIOOOOOOOOOOOOOOOOONG


Daliah enchaîne avec la guitare sur le même rythme que moi. Le public frappe des mains, il nous accompagne.

_Bonsoir à tous !

Cri de la foule. Final a dit une phrase…

_Tout d’abord, j’aimerai vous remercier d’être présent ce soir !!!

Nouvelle vague de hurlement, deux phrases…

_Comme vous le savez tous, aujourd’hui nous fêtons l’anniversaire de notre cher bassiste, j’ai nommé Guest !

C’est l’hystérie, Guest joue un petit morceau vite fait et salue le public. La foule est en délire, les filles tendent leur bras jusqu’à se les arracher. Les gardes du corps s’activent.

_Fidèles à nous même, comme à chaque fois que nous fêtons un événement important, tous les membres de Celest et moi-même avons écrit un petit morceau exclusif pour l’occasion !!!! Régalez-vous les oreilles !

Huée du public, c’est la folie la plus totale.

 

Ouvre les yeux

R’garde le ciel

Vois comme il est bleu

La r’garde pas elle

 

Oublies donc tes souffrances

Pense plus à ton enfance

Oublie ton mal

Redeviens animal

 

Fais donc c’que tu veux

Personne t’en veut

C’est pas ta faute

C’est encore l’autre

 

Pleure pas mon gars

Ca t’as pas l’droit

Elle en vaut pas la peine

Cette espèce de sale chienne

 

R’garde toi mon vieux

R’garde moi tes yeux

Tu r’semble à rien

Arrête de faire le gamin

 

Pense à aut’chose

Ce s’ra plus rose

Et elle oublies-la

Paske là…

 

C’te chienne de vie

Ca d’vrait pas être permis

Prendre un an de plus

C’est vraiment pas juste !

 

Cette chanson est unique, elle est exclusive, elle ne sortira sur aucun cd. Et ils ont même pas écouté, ils ont fait que crier. A quoi ça sert qu’on se casse à écrire des chansons, si c’est pour qu’on les écoute pas. Mais c’est ça qu’on aime, c’est notre vie, c’est pour ça qu’on est là. Pour s’éclater à notre façon alors que les autres cherchent pas à comprendre. Y en a qu’écoutent, y en à d’autres…

 

_Hey Mortia !!! Tu viens, c’est l’rappel !

Des maquilleuses affolées tout autour d’elle, Daliah vient me chercher.

_Fous-moi la paix j’me grille une clope et j’arrive !

Elle dégage les maquilleuses d’un bras et m’arrache ma cigarette de l’autre.

_On t’a déjà dit de pas fumer entre les pauses, t’es incurable ! Snif ! Mais c’est pas de la clope ça !

_Nan, c’est mélange by Mamie Poux ! Inoffensif quoi, tu sais bien que j’ai arrêté de fumer le clope y a un bail !

Je me relève, les maquilleuses mettent un dernier coup de poudre à Daliah et décampent. Elles ont peur de moi. Je les ai terrorisées la seule fois où elles ont essayé de me maquiller. On touche pas à mon visage.

On rejoint les gars. Final m’attrape par la taille et se colle à moi.

_Alors sale gosse, encore planquée à faire des trucs pas nets ?!

Je lui souris, il fait de même. Guest intervient.

_Eh ! J’crois qu’on les a suffisamment laissé s’égosiller maintenant, si on y allait avant qu’ils finissent tous avec une extinction de voix ?

_En voilà une idée qu’elle est bonne ! s’écrit Final en desserrant un peu son étreinte.

_Et si on les laissait hurler jusqu’à ce qu’ils en crèvent pour une fois, ça pourrait être marrant !!


Silence.


_Mortia… Pourquoi t’as toujours des idées aussi morbides ? demande Final suspicieux.

Parce que Mortia en a assez d’être Mortia…

_Je plaisante grande nouille !!!

Je lui fais un super sourire qui dévoile toutes mes dents.

Les voilà rassurés, on remonte sur scène, Final me tient par la main.


Il lâche main et se dirige vers son micro. Trop tard, le public nous à vu. De nombreuses filles me foudroient du regard. Combien de fois devra t on dire que nous ne sommes pas ensemble ? Nous sommes juste très proche, Final c’est juste mon frère… Mais ça personne ne le sait. Même pas Guest, et encore moins Daliah.


Les rumeurs ont fait que les gens ont cru à une liaison entre nous. On a démentit, mais ça sert à rien.


Le morceau commence, j’ai mieux à penser.


Je bas la mesure. Puis le rythme devient plus cadencé. Maintenant, la guitare, la basse. La voix. Un ange. Je vois des ailes briller dans le dos de Final. Ce n’est qu’une impression, je l’imagine souvent. Comme je le vois toujours de dos durant les concerts, j’imagine ce que son visage me laisse deviner. Un ange…


C’est le refrain. Le public chante avec Final. Cette chanson est connue, c’était le premier single de notre album précédent. C’est moi qui l’avais écrite.

 

Mortelle !!!

La vie est mortelle !!

Elle nous entraîne

Dans un tourbillon sans fin

Et pour finir il n’y a plus rien !!

A quoi ça sert

De vivre dans cet enfer

Alors qu’on sait tous que

La vie est mortelle

Mortelle !!!

 

J’me souviens de la réaction de Guest quand il avait lu mon texte.


« C’est pas croyable ça Mortia ! T’as toujours des idées sombres toi, pourquoi t’essayes jamais d’écrire des trucs un peu plus gais ? »


Toujours la même réponse au fond de moi. Mais j’ai rien dit. Ils se sont tous mis à délirer sur ce sujet et en ont oublié de chercher la vérité. En un sens je me disais que c’était mieux ainsi, dans un autre, je leur en ai voulu de pas avoir cherché à mieux me comprendre. Mais ils n’ont jamais cherché à me comprendre, jamais…

 

 

Le concert est finit, on a eu encore pas mal d’autographes à signer avant d’avoir terminé notre soirée. On est sur le point de rejoindre notre taxi pour rentrer à l’hôtel.


_Mortia, tu viens ?

Je regarde Guest et les autres qui m’attendent devant la voiture.

_Non, j’ai envie de prendre l’air, partez sans moi, je prendrais un autre taxi pour rentrer !

_T’es sûre ?Tu veux pas qu’on reste avec toi ?

_Nan, pas la peine, je vais me débrouiller, allez vous reposer, vous en avez besoin !

_Ok, fais quand même attention à toi !

Oui… Comme d’habitude…


Ils entrent dans le taxi. Le taxi démarre. Il s’en va. Je le regarde jusqu’à ce qu’il disparaisse dans le flot des voitures. Je vais faire un tour, je ne sais où, je vais me changer les idées.

 



Ce matin je me réveille doucement et je me sens étrangement bien. Je m’étale dans mon lit, il est chaud et confortable, rien à voir avec les lits froids que l’on trouve dans les hôtels quatre étoiles. Tiens ? Je ne suis pas à l’hôtel ?


Je me lève et je m’habille. Ce ne sont pas les mêmes vêtements que ceux que j’avais hier. Ce ne sont même pas les miens, ils sont une taille trop petits. Ce n’est pas du tout mon style en plus. Pourtant je me sens à l’aise dedans, et ils me vont plutôt bien !


Je sors de ma chambre et me retrouve dans un long couloir un peu rupestre, comme celui de chez Mamie Poux. Je descends un long escalier, il n’y a pas d’ascenseur. Je me retrouve dans une immense salle à manger, chaleureuse et accueillante. Aucun employé ne vient vers moi pour m’assigner à une table ou me demander ce dont j’ai besoin. Je n’ai pas l’habitude, mais je me sens tellement bien ici ! Qu’est ce que je fais ici, je n’arrive pas à me souvenir de ce que j’ai fait hier soir.


Il y a pas mal de monde, certains ont l’air joyeux, mais au fur et à mesure que je me rapproche du comptoir, les gens semblent de plus en plus tristes, voire choqués. Ils ont tous les yeux rivés vers un petit écran derrière le comptoire. A la télé, une animatrice de journal télévisé s’agite en prenant sa mine des tristes nouvelles. Le barman monte le son.


« … il a en effet été découvert ce matin le corps sans vie de la jeune batteuse du groupe Celest, Mortia Darkinn, au bas du pont Mérénisse. D’après la police il s’agirait d’un suicide mais une enquête est en court, nous vous tiendrons infor… »


_Mademoiselle Opale, vous souhaitez prendre un petit déjeuner ?


Je me retourne, sans voix, le cœur serré vers le jeune serveur qui vient de me parler, il me regarde avec un air d’incompréhension.


Maintenant je me souviens de ce que j’ai fait. J’ai marché sans but, je me suis retrouvée devant un pont très haut j’ai regardé en bas, je suis grimpée sur la rambarde, Opale s’est matérialisée à coté de moi et j’ai sauté.




Une suite, peut être... A venir... 

...

le 28/11/2006 à 21h23

TêtE à L'eNveRs tÊte A l'Endrois


MaiS Un cHemIn pAs bIeN dRoIt

 



            Il était tard le soir lorsque je décidais enfin de m’arrêter. J’étais parti en début d’après midi, après avoir usé de milles ruses afin de pouvoir échapper aux habitants de Jussey qui avaient tout mit en œuvre pour m’empêcher de quitter la ville. Ils avaient investi la cour du château où il donnèrent place à une festivité grandissante. J’avais réussi à me glisser avec difficulté dans l’un des passages souterrains connus uniquement par les habitants du palais. Monté sur mon cheval, j’avais voyagé durant de longues heures avant de m’installer pour la nuit aux abords d’une petite forêt d’où provenait le chant doux d’un ruisseau. Ma monture et moi avions soif et faim, aussitôt dessellé, Flèche se mit à dévorer avec avidité d’épaisses touffes d’herbe fraîche. J’étais moi aussi affamé et me saisissant sans cérémonie d’une miche de pain et d’un morceau de viande séché, je les engloutis. Repu, j’attrapais ma gourde et en avalais goulûment une partie du contenu avant de tout recracher par terre. Incrédule, je regardais l récipient comme si cela allait me permettre de savoir ce qu’il avait contenu. Le vin que je venais d’ingurgiter me fit tourner la tête. Vidant le reste de la gourde au sol avec une grimace de dégoût (  je détestais le vin et presque tous les produits dérivés ) et pensais que dorénavant je vérifierais de quel genre d’outre je me sers dans les cuisines. Je me levais et me dirigeais vers le ruisseau qu’on entendait couler, un affreux goût persistant dans ma bouche. En entrant dans le bois je m’aperçu qu’il s’agissait d’une rivière calme, dans laquelle se reflétait la lune. C’était un lieu magnifique, presque magique. Si j’avais vu quelques petites fées aux ailes cristallines voler de ci de là, cela ne m’aurait en rien étonné. Néanmoins, aucune de ce genre de créatures ne se montra et je me penchais sur l’eau pour boire et remplir ma gourde. C’est an me redressant que je la vis. Elle était belle et gracieuse, et dans ses yeux d’un bleu étonnamment pâles aux milles reflets d’argent se lisait une profonde mélancolie. C’était une femme aux longs cheveux blonds, et dont la peau était si blanche qu’elle en paraissait presque transparente. Elle ma regardait fixement sans même me voir, comme si j’étais invisible. Elle avançait lentement vers la rivière d’un pas léger. Elle s’agenouilla au bord de la source et y plongea la main. Ce que je vis alors me surprit à tel point que je cru que mes yeux me jouaient des tours. Le membre de la jeune femme semblait se dissoudre dans l’eau en une longue traînée blanche. Ebahit, je fis un pas en arrière, bouche bée. Cette inconnue me paraissait de plus en plus étrange, elle avait même l’air irréelle. Comme pour m’en assurer, ce qui était en fait très probablement le cas, je m’approchais d’elle. Elle semblait ne toujours pas me voir alors que je traversais tant bien que mal la rivière. Arrivé sur l’autre rive, je me penchais sur la femme et posais sa main sur son épaule. Je me suis alors retrouvé à battre l’air de mon autre bras, cherchant à retrouver l’équilibre. En effet, je n’avais trouvé aucun appuis, mon bras était même comme engloutit par le corps de l’étrangère. Elle tourna lentement son regard vers moi. Une douleur fulgurante s’empara de moi, telle une brûlure interne. La douleur me déchira tout le corps, j’eu l’impression que toutes les foudres du ciel s’abattaient sur moi. Ma vue se troubla. Ma tête me tournait horriblement, mes oreilles sifflaient et ‘étais pris de bouffées de chaleur. Je me sentis vaciller et soudain, ce fut le noir complet.


_Il a perdu connaissance… croyez-vous vraiment qu’il soit temps pour lui votre altesse ?


_La douleur est puissante, c’est normal qu’il réagisse de telle manière. De toutes manières, nous n’avons plus le choix, c’est lui qui déclenchera l’évolution des autres. Son bras est brûlé, il me semble qu’il est prêt… Le dernier ne devrait pas tarder à se réveiller… Quelqu’un vient, partons, il sera encore temps de lui expliquer plus tard !


Deux personnes parlaient à coté de moi. Des bruits de pas et des appels se firent entendre, les autres voix s’effacèrent. Quelqu’un se rapprocha, après, je ne me souviens plus…


            Le clapotis de l’eau était doux et me berçait. J’ouvris les yeux doucement mais les plissais aussitôt, éblouit par le soleil. Je me protégeais des rayons de l’astre du jour avec mon bras droit et m’aperçus qu’il était pansé. Ma tête reposait sur des racines. Je me redressais et m’adossais à l’arbre derrière moi. Je balayais les alentours du regard. Flèche, mon cheval paissait tranquillement non loin de moi et dans la rivière, une jeune fille se baignait.


_Arilia ?


A l’appel de son nom, elle tourna son visage vers moi. Elle ouvrit de grands yeux et poussant un cri strident se plongea dans l’eau, ne laissant ressortir que sa tête. Tout en continuant de hurler, elle s’empara de galets et de cailloux qu’elle me jeta dessus de toutes ses forces. Abritant ma tête sous mes bras je filais me cacher derrière les arbres. Quelques temps plus tard, Arilia vint me retrouver. Elle était habillée d’une chemise blanche, d’un pantalon en toile et de grandes bottes montantes. Ses joues étaient légèrement roses et elle me regarda d’un air gêné.


_Oh… Euh… Salut Arilia, j’suis content de te revoir ! fis je en souriant.


Elle me lança un regard noir.


T’aurais pu me prévenir que tu quittais la ville plutôt que de t’enfuir comme un voleur ! me dit elle sur un ton de reproche.


_Bah… Euh… Ouais, mais t’étais pas là quand je l’ai dit aux autres, et j’ai préféré ne pas venir à l’auberge, tu connais Flore, elle m’aurait empêché de partir par tous les moyens !


_Ca aurait peut être été mieux ! T’avais l’intention de partir en me laissant toute seule, tu crois vraiment que ça m’amuse ? C’est vraiment pas sympa, moi aussi je suis concernée par cet accident, je suis tout aussi responsable que toi dans la mort d’Yvan ! répliqua-t-elle avec colère.


_Calme-toi, je ne voulais pas te faire de la peine, ni te frustrer ! je fis un pas en arrière, parfaitement conscient de la dangerosité des colères d’Arilia.


_C’est ça, eh bien quoi qu’il en soit, je pars avec toi !


_Ah oui… Bien sûr… Quoi ? Mais…


_ Et quoi que tu en dise je te suivrais ! me coupa t elle sèchement.


_Très bien, puisque c’est ce que tu veux…  


_On est d’accord, c’est parfait ! conclu-t-elle avec un air satisfait.


_Euh… Au fait, comment m’as tu retrouvé ?


_Eh bien, c’est simple, je suis rentrée à l’auberge après avoir cherché Yvan toute la journée dans la forêt. Des gens qui étaient présent lors de ton discourt étaient en train de rapporter tes dires à Flore. J’ai aussitôt attrapé mes affaires, mon cheval et je suis parti. Quelques voyageurs m’ont dit t’avoir vu et m’ont indiqué le chemin que tu avais prit. C’est hier soir tard dans la nuit que j’ai aperçut Flèche en passant par-là. Il paraissait très agité et il m’a entraînée jusqu’ici où je t’ai trouvé étendu sur le sol avec d’abominables brûlures tout le long de ton bras droit. Je les ai soigné d’ailleurs.


J’observais le bandage et remerciais mon amie. J’avais beaucoup de choses à raconter à Arilia et j’étais fatigué. Nous décidâmes donc de rester ici pour la journée et d’y passer la nuit.


Le soir venu, après avoir fait d’un lièvre un maigre dîner, nous prîmes nos couvertures et nous nous couchâmes, en prévision du long voyage qui nous attendait le lendemain. L’eau de la rivière nous berçait de son chant doux et paisible. Arilia était endormie depuis longtemps et je commençais tout juste à somnoler quand, lentement, un autre chant que celui de la source se fit entendre. Il était langoureux et mélodieux, de magnifiques voix émergèrent de nul part, tel un appel mystérieux. Ne pouvant y résister, j’ouvris les yeux et me redressais. Je balayais les lieux du regard, et soudain, comme sortit du néant, la même jeune femme que la veille apparut. Elle s’avança de nouveau vers moi et s’arrêta en me fixant. Quelque chose sur elle que je n’avais pas remarqué avant me surpris, elle arborait en effet de longues oreilles pointues. Perdu dans cette contemplation, je n’avais pas vu tous les êtres sortis de nul part eux aussi et qui comme l’inconnue portaient ces étranges oreilles. Ils étaient tous d’une beauté surprenante. Tous habillés de beaux habits d’étoffes riches et de soies rares, hommes et femmes portaient de longs cheveux qui encadraient leur visage angélique. Devant moi se dressait tout un peuple elfique. Il s’agissait de «  Grands elfes « , une communauté disparut depuis près de mille ans, suite à la grande guerre qui mit Artang à feu et à sang. Il existe deux catégories d’elfes. Les Grands elfes, plus connus sous le nom d’Anciens et les petits elfes, qui vivaient sans se cacher, et que l’on rencontrait la plupart du temps aux cotés de korrigans plaisantins. Ces derniers peuplaient par milliers la forêt d’Artang. Mais revenons en au fait, je me trouvais donc face à un peuple sensé avoir disparut depuis longtemps et qui m’observait fixement, sans interruption. La jeune femme de la veille se tourna vers ses congénères et parla d’une voix étrangement cristalline. Elle communiquait par un langage inconnu que je comprenais en partie malgré cela. Tout ce que j’avais pu saisir dans ses dires furent les mots « élus », « sceau » et «  pouvoir ». En fait, si j’avais un peu plus fait attention, j’aurais certainement compris entièrement les paroles de l’elfe, mais j’étais surtout occupé à réveiller Arilia qui était plongée dans un profond sommeil.


_ Arilia bouge-toi, j’crois que j’ai des visions ! Faut qu’tu voies ça, comme ça je serais sûr si j’rêve pas !!!


_ C’est inutile jeun élu, elle ne s’éveillera pas, sa force magique n’est pas assez grande pour pouvoir résister aux ondes soporifiques de nos chants.


Je me suis alors tourné vers l’homme qui venait de parler. Il était habillé d’une longue toge gris-vert et possédait de longs cheveux blonds-roux.


_ Quoi quoi quoi ??? Comment ça « élu » ? C’est quoi votre histoire là ? m’exclamais-je fébrile.


_ Approche Ardeyn, nous allons t’expliquer. Me répondit l’elfe sur un ton toujours calme.


Le nom qu’il avait prononcé n’était pas le mien, pourtant il résonnait dans ma tête comme si je l’avais toujours entendu. Je fixais mon interlocuteur avec insistance quand une lueur étrange venue de ma droite détourna mon attention. En regardant d’où elle provenait, j’eu la désagréable surprise de découvrir que c’était le bandage de mon bras qui avait prit feu. Je poussais un cri et me débarrassais aussitôt du pansement enflammé. Perplexe, je contemplais mon bras, je n’avais pas ressentit la moindre douleur et je ne portais pas de trace de brûlure. Suspicieux, je m’avançais vers le groupe d’elfe.


_ Expliquez-vous ! fis je en tendant le bras.


_ Il n’y a rien à expliquer, c’est simpliste, ton pouvoir s’est enfin éveillé. Déclara l’elfe.


_ Pourriez vous être plus clair si c’est pas trop vous demander, il me semble ne pas avoir tout bien saisis ! répliquais je aussitôt avec une mimique moqueuse.


_ Sais tu qui nous sommes jeune seigneur ? questionna la femme avant que l’homme ait eu le temps de me répondre.      


_ Quoi ? Bah euh… Vous êtes des elfes non, des Anciens.


_ Exactement ! Et toi, sais tu qui tu es ?


_ C’est quoi cette question ? Bien sûr que je sais qui je suis… Eh, un instant, vous m’avez appelé « jeune seigneur » tout à l’heure, comment cela se fait-ce ? ( fesse XD )


_ Nous savons beaucoup de choses à ton sujet.


_ Vous m’espionnez ?


_ Pas vraiment, mais il est important pour nous de te connaître.


_ …


_ Bien, tu as l’air décidé à nous écouter. Pour commencer, je crois qu’il est nécessaire de t’en apprendre un peu plus sur tes origines.


Je la regardais, j’étais blasé et fatigué d’essayer de comprendre. Je lâchais un soupir et répondis.


_ Allez-y.


_ Eh bien, autant être direct, tu es toi aussi un Ancien.


_ C’est ça, et mon père est un korrigan… Quoi ?! Vous voulez dire que je suis un elfe !?


J’avais crié tellement fort que les chevaux qui dormaient paisiblement firent un sursaut dans leur sommeil.


_ C’est bien cela en effet, ton nom d’elfe est par ailleurs Ardeyn. Fit la femme en souriant.


_ Ok Ok, elle est très bonne celle la, bon sans rire, qu’est ce que vous vouliez me dire ?


_ Je ne plaisante pas, tu es réellement l’un des nôtres !


_…


_ Je vais me présenter, mon nom est Aïsya, je suis la souveraine du peuple des Anciens. Malheureusement, étant de constitution fragile, je ne peux quitter notre cité où l’air est pur qu’à de très rares occasions. Je n’ai donc eu d’autres choix que de me présenter à toi sous forme de spectre.


_ Waw, sans blague, vous êtes capable de faire un truc pareil.


_ Evidemment. Mais ce n’est pas important, voici Guariss, mon conseiller, qui lui en revanche est en chaire et en os !


L’intéressé n’était autre que l’homme à qui j’avais eu affaire auparavant. Il inclina la tête vers moi en signe respectueux de salutation. Les présentations faites, la douce reine reprit alors :


_ Nous devions te parler car tu es le plus important des élus !


_ Concrètement, qu’est ce que tout cela signifie ?


_ A l’origine, vous êtes quatre élus ; Le représentant du feu, toi en l’occurrence, le possesseur du pouvoir de l’air Yurian ou Yvan qui, j’en suis fort peinée, nous a quitté. Il y a ensuite ton amie Arilia, qui détient la force de l’eau et pour finir Amiss, détenteur  de l’énergie de l’air et il est aussi le fils de mon conseiller.


Elle se tourne vers les siens et d’un signe délicat de la main, elle incite l’un d’eux à nous rejoindre.


_ Viens jeune Amiss, il est temps pour toi aussi.


Dans l’assemblée, une jeune femme au visage angélique encadré de longs cheveux bleus et portant un fin diadème d’argent poussa une silhouette encapuchonnée. Celle ci s’avança et ôta sa capuche. C’était un jeune homme, possédant comme son père de très beaux cheveux blonds-roux. Il avait un visage très doux et portait un anneau d’or à l’une de ses longues oreilles. Il inclina la tête et je lui rendis son salut d’un vague signe de main. Je reportais mon attention sur la reine des elfes alors que celle ci reprenait sans attendre :


_ Toi Ardeyn, tu possède le pouvoir le plus puissant, tu es le meneur, et comme il se doit, c’est toi qui t’es éveillé le premier. Normalement, c’est le fils de l’air qui aurait dû se réveiller en second temps, mais comme il n’est plus de ce monde à notre grand damne, vous devrez donc mener votre quête sans lui…


_ Une quête ? fis-je perplexe. 


_ Oui, Amiss vous conduira sur les routes que vous devrez prendre, et lorsque l’eau aura prit pleinement conscience de son don, Amiss vous expliquera clairement en quoi consiste cette quête.


_ Quoi ? Quoi ? Mais attendez !


Le peuple elfique s’éclipsa peu à peu par où il était venu. L’image d’Aïsya se troubla puis s’estompa complètement. Guariss fut le dernier à disparaître seul Amiss resta. Le chant elfique résonna encore quelques instants puis s’atténua doucement pour finir par se taire. Pendant ce temps là, Amiss et moi nous fixions sans ciller. Une fois que plus rien ne laissait paraître la venue des elfes, Amiss ses décida à parler :


_ Je suis navré, tout ceci doit être plutôt brusque et inattendu pour toi.


_ Hum… Oui, pas mal en effet, mais je suppose que je dois m’attendre à pire.


_ C’est fort probable.


_ Bon, et pour ce qui est d’Arilia, on fait quoi, elle dort toujours !


_ Nous allons attendre l’aube, quand elle se réveillera nous partirons vers l’Ouest. Il serait préférable que tu te reposes toi aussi.


_ Et toi ? Que vas tu faire ?


_ Je veillerais sur votre sommeil, je me suis pleinement reposé aujourd’hui en prévision de ton éveil.


_ Non, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire, je pensais plus à ce que tu allais dire à Arilia au sujet de ta présence inopinée !


_ Oh ! Euh… Je n’aime pas mentir mais nous n’aurons qu’à dire que je suis l’un de tes amis !


_ Impossible, Arilia et moi faisons presque tout ensemble depuis qu’on est tout petits, elle connaît tous mes amis !


_ Hum… Ce n’est pas grave, je vais réfléchir le temps que la nuit se finisse, je vais forcément trouver quelque chose.    


_ Vraiment ? Je crois me souvenir que les elfes ne sont pas doués pour le mensonge.


_ Mais c’est une chose qui s’apprend non ?


_ Si, mais pas en une demi-nuit !


_ Ne te fais donc pas de soucis, je vais m’en sortir.


J’haussais les épaules et partis me coucher. Je ne connaissais pas ce garçon, mais malgré cela, je lui faisais entièrement confiance. Mais de nombreuses questions me trottaient dans la tête. Au bout d’un petit moment de réflexions migraineuses, je finis par me dire qu’il serait toujours temps de poser mes questions le lendemain. Calmé, je pus enfin m’endormir. 

Artang - Intermède 1

le 15/12/2006 à 19h51

            Enfermé dans son bureau, face à la cheminée, dans l’une des nombreuses tours de sa forteresse, il réfléchissait. Comme toujours lorsqu’il était soucieux, il était profondément installé dans son vieux fauteuil défoncé et se massait lentement les tempes. Cela faisait plusieurs nuits qu’il n’avait plus fermé l’œil, en effet, les évènements récents apprit de différentes manières ne lui plaisaient guère. Le sorcelier fronça les sourcils, les allées et venues clopinantes de son serviteur boiteux étaient tout particulièrement dérangeantes, voire énervantes. Le mage eu vite fait de l’expédier hors de la pièce à remède de grands coups de pieds au derrière. Après avoir refermé la porte sur les cris plaintifs de son larbin, l’homme se laissa retombé sur son fauteuil, ce qui eut pour effet de soulever un énorme nuage de poussière. Il éternua et enfonça sa tête dans les vieux coussins rapiécés du dossier. Le regard perdu dans le vague, il repensait aux dernières nouvelles que lui avait rapportées Ignace, sa fidèle chauve-souris. Les premières étaient plutôt bonnes, pour le plus grand bonheur du sorcelier, le territoire d’Artang dépérissait peu à peu, les gens étaient bien plus fragiles qu’autrefois, les terres perdaient leur fertilité, et le froid, le mauvais temps et l’ennui envahissaient déjà la partie Nord du royaume. Bientôt, le pays aurait presque pu lui appartenir si cette maudite reine elfique et le roi d’Artang n’avaient pas décidé de se dresser sur son chemin. Il aurait dû éliminer tous ces elfes autrefois, mais le dernier scelleur avait réussit à lui seul à libérer le dernier scellé avant de mourir. Le sorcier, vaincu et quasiment mort avait dû se réfugier dans sa forteresse au-delà des terres d’Artang et fut confié aux soins de son épouse, une femme au sang de corbeau et de sa fille une enfant aussi gâtée qu’étrange portant le nom de Capricia. Il lui avait fallut de très nombreuses années pour guérir de ses blessures et retrouver ses pouvoirs. Malheureusement pour lui, d’autres scelleurs étaient nés entre temps. Lorsqu’il l’apprit, le sorcelier envoya aussitôt sa créature sa plus cruelle assassiner les jeunes élus. Mais ils lui avaient tous échappé, mis à part celui qui devait être le plus âgé qui avait périt de manière atroce et douloureuse, grâce au sadisme du monstre. Rien que de penser aux cris de l’enfant, le mage souriait largement, gardant toujours une grande satisfaction de cet acte odieux. D’ailleurs en parlant de cris, le sorcelier fut secoué par deux hurlements synchronisés, stridents et retentissants. L’homme se leva, il tituba puis s’avança à la fenêtre. Il regarda à l’extérieur. L’une des troupes de son armée, fraîchement formée, se trouvait au bas des marches de la forteresse, au garde à vous et bien alignée en rangs. Cette troupe était constituée de mille créatures aussi laides que putrides. Enfin, il n’en restait à présent plus que neuf cents quatre vingt dix huit. Au centre de la croix qui séparait la troupe en quatre groupes un petit tas de cendre était la dernière trace des deux soldats disparus. Dans les escaliers, une femme et une jeune fille avançaient d’une démarche nerveuse. Le sorcier, dépité poussa un long soupir, se retourna et s’adossa au rebord de la fenêtre. Il savait à présent d’où venaient les cris et craignait que d’autres ne tardent à fuser dans son bureau. Et il n’avait pas tord. Quelques instant plus tard, son épouse, une très belle femme toute vêtue de noir et sa fille entrèrent en trombe dans la pièce. Elles paraissaient toutes les deux très en colère. Les yeux de la femme corbeau lançaient des éclairs. Elle parla d’une voix forte et autoritaire :


_ Toi ! Tes soldats sont vraiment des incapables et des minables ! Tu devrais parfaire leur entraînement !


_ Allons bon ! Qu’ont ils encore fait ces empotés ?


_ Je viens de les tester figure-toi ! Ils ne seraient même pas capables de tenir tête à un contre dix orks plus de cinq minutes, que ce soit en combat rapproché ou à distance ! Comment comptes-tu assouvir Artang avec des crétins pareils ?


_ Ne t’inquiète pas, ils n’ont pas grand chose dans le crâne mais ils possèdent une grande force, il suffit juste qu’ils s’entraînent.


_ Juste qu’ils s’entraînent ? se mit à aboyer la femme du sorcier. Tu te moque de moi ? Pour former de bons combattants il faut qu’ils soient stratégiques !


_ Mais non voyons, ils n’ont pas besoin de ça, tout ce qu’il faut c’est qu’ils soient capables de comprendre et d’obéir aux ordres, c’est moi qui me charge de la stratégie.


_ Toi ? Laisse moi rire ! s’exclama la femme avec un sourire hilare, Tu es incapable d’établir un plan correct, et puis tu es tellement croulant que tu ne pourras même pas les accompagner sur le champ de bataille pour leur donner leurs ordres ! Ah ah ah !


_ Ne te moque pas de moi ! rugit le sorcelier faisant ainsi trembler les murs.


Son épouse se tu aussitôt reprenant son sérieux :


_ Ce n’est pas ma faute si tu as agit inconsciemment lors de la guerre ! fit elle en poussant un soupir d’indignation. C’est ce que je me tue à t’expliquer, tu es incapable de faire un plan sans points faibles puisque celui que tu avais créé lors de la dernière bataille a lamentablement échoué suite à un imprévu !


_ Ca je le sais bien ! Je n’ai pas besoin de toi pour me le rappeler, j’ai retenu la leçon bien mieux que tu ne le crois et j’ai déjà de nombreuses idées pour la prochaine bataille !


_ Tu devrais peut être nous en faire part afin que nous puissions t’aider à les peaufiner.


_ Pas besoin, je me débrouill…


_ L’un d’eux s’est réveillé !


Le couple surprit se coupe en pleine scène de ménage et se tourne vers leur fille qui venait de lancer ces derniers mots sans autre forme de procès. Ils écarquillèrent les yeux en contemplant l’adolescente. La jeune fille avait des cheveux blonds très courts ornés d’une petite fleur noire. Elle avait la particularité de posséder des yeux de couleurs différentes, l’un était vert et l’autre bleu. Elle était habillée d’une chemise de soie blanche et d’un pantalon en peau de daim. Une petite ceinture de cuir enserrait sa taille fine, et de grandes bottes de la même matière marquaient la longueur de ses jambes. Elle affichait un air calme et plutôt neutre, son regard était fixé sur ses parents.


_ Qu’as tu dis ? demanda le sorcelier la voix encore un peu enrouée.


_ Il est grand temps de se préparer, l’un d’eux s’est réveillé…     

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