Kaïa

Il y a un nom - partie 3

le 02/03/2007 à 19h30
_ Dites donc jeune fille ! En retard dès votre premier jour ? Dépêchez de rejoindre votre classe avant que je ne vous envoie chez le directeur !

_ Tout de suite Madame !

C’est bien ma veine, je commence enfin une nouvelle vie et mon réveil ne sonne pas, il n’y a vraiment qu’à moi que ce genre de chose arrive. Je cherche ma salle de classe. Je me suis inscrite dans mon ancienne fac. Enfin, dans la fac que fréquentait Mortia, aujourd’hui c’est moi, Opale qui m’y rends pour prendre des cours. Grâce au compte en banque sans nom, muni juste d’un code que j’avais ouvert au cas où, je me suis payé un petit studio pas très loin de la fac. Je vais enfin pouvoir mener une vie d’étudiante normale.

Salle 4.

C’est ça !

Je frappe.

_ Entrez !

_ Excusez mon retard monsieur, je m’appelle Opale Ténésie, je suis la nouvelle élève.

_ Eh bien vous commencez bien votre année, allez vous asseoir, nous allons peut être enfin démarrer le cours !

Un sourire d’excuse aux lèvres, je vais m’asseoir dans les gradins au fond, comme au bon vieux temps, sauf que cette fois, je suis seule, il n’y a pas Final pour me taquiner quand je suis fâchée contre le prof, ni Guest pour m’aider à comprendre le cours, ni Daliah avec qui me disputer et pour finir par me faire virer de la salle. Non, il n’y a plus tout ça, tout ça, ça n’appartenait qu’à Mortia, mais aujourd’hui Mortia n’est plus, elle n’existe plus et je dois l’effacer de ma mémoire, je suis Opale, Opale !

Bon essayons plutôt de voir quel genre d’élève il peut y avoir dans cette classe. A coté de moi il y a un garçon, cheveux méchés de rouge coiffés punk, piercing a la lèvre, yeux bruns, i-pod dernier cri, écouteurs à fond dans les oreilles.

Musique ?

Celest !

Décidément, je ne suis pas prête d’oublier Mortia.

Voyons un peu plus loin. A coté du punk, un garçon qui ne semble pas trop s’intéresser au cours, il a les cheveux noirs et coiffés vers l’avant cachant ses yeux d’un bleu magnifique, un emo, à n’en pas douter, mignon mais bon passons. Juste à sa gauche, une fille brune aux yeux verts griffonne un dragon rouge sur sa feuille. Sympa. Je regarde dans le reste de la salle, c’est marrant, dans les classes artistiques, on trouve tous les looks différents et possibles ! Il y a un gothique là bas à l’avant, et au milieu, une fille avec de grandes couettes roses et des casses tête chinois en guise de boucles d’oreilles. Il y en a pour tous les goûts, tous plus farfelus les uns que les autres, mais il y en a aussi des simples. Je me demande si je vais pouvoir me faire beaucoup d’ami là dedans, je suis du genre, pas très sociable, pas autant que Daliah mais quand même. Allons bon ! Voilà que ça me reprend, je ne suis pas Mortia, je suis Opale, rien ne me dit que Opale est aussi associable que l’était Mortia.

Je me tourne vers mon voisin, il n’a pas l’air de me remarquer, je lève les yeux vers l’emo.

Oups !

Il me regarde !

Ses yeux sont vraiment magnifiques. Il me sourit, je lui rends et je reporte mon attention sur ma feuille blanche. Bon de quoi parle le cours ?

 

        Pffffff ! Ce cours était d’un ennui ! La prochaine fois, moi aussi j’emmènerai mon i-pod. Ah oui, il faut que je m’en achète un avant. L’avantage d’avoir un compte rempli par une star de la musique, c’est qu’on a de quoi faire. Mais bon, je vais rester économe, cet argent me sera utile pour mener une vie normale, alors je me contenterai d’un mp3.

Hum… Mon estomac cri famine, où est la cafet’ déjà ?

Je me promène sur le campus, le nez au vent à la recherche de la cafétéria. Ah c’est ici il me semble !

Mais ? Où sont passées les tables, les chaises et les étudiants en train de se goinfrer de kebab ? Il n’y a plus qu’un vieux bâtiment délabré, les vitres sont cassées et l’intérieur est recouvert de poussière.

_ A quoi tu penses ? Me dis pas que tu vis encore avec les anciens, la cafet’ a déménagé depuis longtemps !  

Je me retourne, le punk, un ton fort aimable dites-moi, il l’a reçue où son éducation celui là ?

_ Ah bon, j’avais souv… On m’avait dit qu’elle était ici.

_ J’sais pas qui t’a dit ça, mais elle a flambé l’année dernière, ils en ont improvisée une autre dans l’un des préfa, i’ s’en construisent une nouvelle un peu plus près du bahut.

_ Ah bon… Je ne savais pas.

_ T’es nulle !

_ Eh, j’te permets pas ! Pour qui tu t’prends, me juge pas sans me connaître !

_ Woh ! La v’là qui prend ses grands airs ! Ecoute-moi princesse, c’est pas paske t’es le sosie d’une star que tu peux te croire intouchable !

Je m’étrangle.

_ Quoi ?

_ Quoi, quoi ?

_ Je suis le sosie de personne moi ! Je suis moi Opale, et personne d’autre !

Il se penche sur moi et me regarde dans les yeux.

_ Dis donc, t’as de la voix pour une mignonne petite lolita !

_ Une lolita, moi ? Mais ça va pas non ?

_ T’es bizarre toi, t’as une personnalité drôlement différente de l’idée qu’on s’en fait quand on te vois !

_ Mais t’as finit de me baratiner ?

_ Mais c’est qu’elle se laisserait pas faire la p’tite, rrrr ! Une vraie tigresse.

_ Et mon poing dans ta figure tu veux voir si c’est çui d’un tigre ?

Il bondit de coté et fait une pirouette en me narguant d’un air moqueur.

_ Mais c’est qu’elle attaquerait en plus ! Wouhou ! J’ai peur, je vais me faire dessus !

Cette fois c’en est trop, ma patience, ou plutôt celle de Mortia qui semble ne pas vouloir s’effacer de ma mémoire a des limites. Je jette mon sac au sol et m’approche menaçante du garçon qui continue de faire le pitre. Je lève le poing vers lui et…

_ Dave ! Qu’est c’tu brandouille ?

Le dénommé Dave tourne la tête en direction de la personne qui l’appelle. C’est un grand type à la peau blanche aux cheveux et aux yeux noirs. Il est accompagné de toute une bande de roublards qui font les malins. Je le reconnais, et quelques membres de sa troupe aussi, j’ai eu affaire, enfin, Mortia a eu affaire à eux pendant le collège, ils lui avaient cherché des noises, et Final leur est tombé dessus à coups de matraque. Ca les avait calmés, et plus jamais on a entendu parler d’eux.

_ T’inquiètes j’arrive, je f’sais juste connaissance avec la nouvelle !

_ Cette « tête de bleu » ? J’y crois pas, mon gars, faut qu’tu décolle des trucs comme ça, c’est comme ton groupe pourri là qu’t’écoutes tout le temps, c’est trop nul !

_ Wah eh ! Critiques pas ! Celest c’est le meilleur groupe qui soit !

_ C’est ça, et ma grand-mère fait du vélo.

Mon « nouvel ami » rejoint ses petits copains pour aller faire mumuse dans la cours de récrée, bon débarras, et ça m’évitera de m’esquinter mes petits poings ! J’attrape mon sac d’un geste bourru et je repars à la recherche de la cafétéria. J’avance parmi les élèves comme je peux tout en cherchant un endroit où manger pensant de plus en plus à aller m’acheter un casse croûte au bar du coin. Finalement je trouve enfin la cafétéria, elle a été installée dans le plus grand des préfas de la fac, ce bâtiment est l’ancien labo, maintenant, il a été repeint de couleurs vives et on a installé un comptoir et des tables à l’intérieur et à l’extérieur. Il y a foule, je n’aime pas trop ça, plus j’avance dans ma nouvelle vie plus je sens que je vais devenir agoraphobe ! Je me glisse discrètement dans la file qui mène au comptoir. Après une attente interminable, je m’achète un malheureux sandwich garni de petits morceaux de poulet et de trois feuilles de salade ainsi qu’un milk-shake et je m’installe péniblement à une table isolée. J’attaque enfin mon repas avec un appétit bestial quand soudain, quelqu’un cri dans la foule faisant ainsi régner le silence :

_ Regardez les infos là ! Y a du nouveau sur la disparition de Mortia ! Taisez-vous !

Le gars s’agite en criant d’une grosse voix, presque tout le monde se tait, d’autres rouspètent, mais finissent vite par se la fermer suite aux regards foudroyants de leurs camarades. Tous les visages sont rivés sur la télé et l’une des vendeuses monte le son.

_ Suite à la demande des membres du groupe Celest, une enquête est menée sur la mort de leur batteuse Mortia Darkinn. Les meilleurs enquêteurs de la police se sont chargés de cette importante mission qui est de trouver la vérité sur le décès de la jeune musicienne, chaque membre de Celest a été interrogé afin que la police puisse vérifier si Mortia n’avait pas d’ennemis plausibles qui pourraient être présumés assassins tout en admettant qu’elle ne se soit pas suicidée. Tout de suite, notre envoyé spécial James Arvons en direct du commissariat de Zoloun ville natale du groupe Celest.

_ Oui, merci Sonia, je suis en direct devant le commissariat et j’ai avec moi l’une des personnes chargées de l’enquête M. Gari Coper qui affirme avoir des informations capitales sur le présumé coupable du meurtre de la batteuse de Celest.

_ Tout à fait, nous avons comme vous le savez interrogé les membres du groupe et c’est Mlle Daliah Souch, la guitariste qui nous a avoué avoir vu à plusieurs reprise une jeune fanatique ressemblant fortement à Mortia, cette jeune fille étant présente à tous les concerts et manifestations du groupe semblerait disparaître mystérieusement sans laisser de trace, on ne lui connaît pas de nom mais d’après la description faite par Mlle Souch, elle aurait une allure sage et les cheveux courts, pour le reste, elle ressemble en tous points à la victime !

Mon sang se glace. C’est pas vrai ! Daliah, rien n’échappe à son regard, je n’aurai jamais imaginé qu’elle puisse s’apercevoir de ma présence dans le public avec tous les projecteurs ! Bon sang, maintenant la police va me courir après et je vais avoir de gros ennuis, comment vais je pouvoir leur expliquer tout ça ? Je me vois bien aller les voir en disant « Bonjour ! Je suis la fanatique de Mortia que vous jugez coupable du meurtre, mais ce que vous ne savez pas c’est que je suis Mortia en fait et que j’ai décidé de commencer une nouvelle vie dans le corps de ma jumelle inexistante, donc voilà, Mortia s’est belle et bien suicidé et personne ne l’a tuée, alors débrouillez-vous pour que personne ne sache qui je suis réellement et que tout rentre dans l’ordre salut ! » Non mais vous imaginez ? Qui me croirait ?

Elle ?

A la télé, une femme flic intervient et empêche son collègue d’en dire plus, elle a l’air très fatiguée et très en colère.

_ Nous n’avons plus rien à déclarer, rien ne nous dit que cette personne a assassiné Mortia ou que celle ci ne s’est pas suicidée, je vous prierais de nous laisser travailler en paix et de ne plus nous poser la moindre question !

La diffusion est coupée et la journaliste reprend son affaire avec son sourire plastique. Pour ma part, je me fais toute petite, je n’ai pas intérêt à me faire remarquer, tout du moins d’ici ce soir, je ne veux pas prendre le risque d’être emmenée au commissariat.

Je mâchouille la paille de mon milk-shake en réfléchissant à ce que je vais bien pouvoir faire maintenant que Daliah m’a repérée et que ma tête est mise à prix, enfin, façon de parler. Il va falloir que je me débrouille pour faire comprendre aux flics que Mortia s’est bien suicidée, que je ne l’ai pas tuée, et que les membres de Celest ne cherchent surtout pas à me connaître ! Comment je vais faire ?

 

FLASH

 

C’est pas vrai ! Quel est l’andouille qui vient de me prendre en photo ? Je sui fichée, ça y est ? Bon sang, il faut que je file vite avant que tout le monde ne me tombe dessus !

_ Eh ! T’en vas pas !

Quelqu’un m’attrape le bras alors que je m’apprête à décamper. Je me retourne, c’est l’emo boy de ma classe ! Qu’est ce qu’il me veut, il a un appareil photo à la main et me sourit gentiment. 

_ Que, que, que… ? Qu’est ce que tu veux ?

Voilà que je me mets à bégayer maintenant.

_ Bah rien qui mérite que tu te mettes dans cet état !

_ Quoi tu t’moques de moi ? Tu viens de me prendre en photo, toi aussi tu crois que c’est moi c’est ça ?

_ Toi quoi ? Ah ça !

Il se met à rire. Qu’est ce qu j’ai dit de si comique ?

Il me fait m’asseoir et se pose sur une chaise en face de moi.

_ T’inquiète pas va ! Je ne crois pas que tu sois la meurtrière si c’est ça qui t’inquiète, j’arrive pas à croire que les gens fassent un tel tapage autour d’un simple suicide, si cette fille a sauté, c’est qu’elle avait ses raisons, pourquoi les gens se persuadent-ils qu’elle s’est fait tuer par quelqu’un d’autre ?

Va savoir, de nos jours le gens croient n’importe quoi.

_ Je suis désolé de t’avoir fait flipper, mais j’ai pas pu résister !

_ Résister à quoi ?

_ A te prendre en photo !

_ Hein ?

Mais qu’est ce qu’il me chante celui là ?

_ Je suis un passionné de photographie, j’voudrais devenir photographe plus tard, j’ai l’intention d’ouvrir un book, mais je cherche un model pour mes photos, je suis pas très paysage et nature morte, mais surtout visage, mains, modes et tout ça !

_ T’es aussi drôlement bavard.

_ Ah oui aussi !

Il me sourit. Bon sang, ses yeux ! Qu’est ce qu’ils sont beaux !

_ Je m’appelle Derrick, Derrick Merquise!

_ Marquise?

_ MERQUISE!!! C’est pas possible cette manie que les gens ont tous à confondre !

J’éclate de rire.

_ Au moins j’aurais réussi à te faire rire !

_ Tu marques un point là !

_ Alors t’en penses quoi ?

_ De quoi ?

_ De devenir mon model pour mon book !

_ Quoi ? Mais ça va pas non ? Au cas où tu serais pas au courant un flic vient de donner ma description aux infos en tant que criminelle ! Et toi tu veux faire des photos de moi pour les exposer dans un book ! Et en plus tu connais même pas mon nom ! T’es vraiment un type bizarre !

_ Tu t’appelles Opale Ténésie, tu l’as dit ce matin au prof quand t’es arrivée ce matin.

_ Bon ok, tu marques encore un point ! Mais ma tête n’en reste pas moins mise à prix !

_ Mais non, n’importe qui peut ressembler à cette Mortia, si t’as un bon alibi t’es tranquille !

Ah oui ! Un alibi ! Il en a de bonne lui ! A l’heure exacte de la mort de Mortia j’étais en train de quitter son corps !

C’est quoi ce regard ? Il me fait les yeux doux maintenant !

_ S’il te plaît ! Et puis si il faut je te cacherais chez moi !

_ Ben voyons t’en a encore beaucoup à me sortir comme ça ?

_ Ah non ! C’est pas ce que tu crois ! Pas du tout ! Je suis pas un fétichiste !

_ C’est pas non plus ce à quoi je pensais !

Je siffle mon milk-shake la mine boudeuse. Il continu de me fixer. Ca commence à m’agacer. Je me retourne vers lui brutalement et plante mes yeux dans les siens !

_ T’as fini maintenant ? Je commence à en avoir marre moi !

Bon sang ! Ses yeux ! Qu’est ce qu’ils sont beaux !

Je secoue la tête en grognant.

_ Bon d’accord, je veux bien, mais à une condition !

La joie se lit aussitôt sur son visage et c’est avec un immense sourire qu’il me demande :

_ Tout ce que tu veux, de quoi s’agit il ?

_ Jusqu’à ce que ce fameux book soit terminé, tu le garderas pour toi, je veux voir chaque photo et donner mon accord pour que tu les garde, si elles ne me plaisent pas, je ne veux pas qu’elles apparaissent dans ton truc, et pour finir, si jamais les choses viennent à ce compliquer pour moi, tu ne publieras jamais ce book, d’accord ?

_ Si je compte bien ça fait trois conditions ça !

_ Dis-moi si ça te convient avant que je ne change d’avis !

_ Ok, ok, ça me va, tu peux compter sur moi, si tu as des ennuis ces photos resteront à jamais secrètes, je les emmènerais avec moi dans ma tombe !

_ Horreur, pleins de moi dans la tombe d’un fanatique !

_ Mais non !!!!

Ce garçon commence à me plaire, finalement il est sympathique !

        J’ai continué un moment à le charrier jusqu’à ce qu’il soit l’heure de se rendre en cours. Nous y sommes allés ensemble et au final, on a passé le reste de l’après midi ensemble à faire connaissance plutôt qu’à écouter les profs. On a bien rit et personnellement, je me sens très à l’aise avec lui, c’est un garçon très différent de tous ceux que je fréquentais, ou plutôt que Mortia fréquentait jusqu’à présent. Ce sont de purs moments de bonheur, je me sens enfin respirer et avec lui je parle librement comme Mortia n’avait jamais parlé à personne. Je lui ai appris que ma mère était décédée et que mon père s’était remarié avec une pouf’ qui ne peut pas me sentir. Je lui ai dit ensuite que j’avais quitté la maison le jour de mes 18 ans et que je vivais sur les petites économies que j’avais faites en enchaînant les petits boulots. Bien évidemment, j’ai omis de lui dire que mon père me battait, que j’avais un frère cacha né de la maîtresse de mon père, que je ne l’avais connu qu’à l’âge de 5 ans et que c’était lui qui m’avait pris sous son aile lors de mes 15 ans. Je ne lui ai aussi pas dit que je m’étais suicidée et que depuis je vivais dans un autre corps et sous une autre identité. Mais tout cela, il n’a pas besoin de le savoir… Du moins, pas encore… De mon coté, j’ai appris qu’il 21 ans, soi un an de plus que moi, qu’il avait trois sœurs et deux frères, âgés entre 14 et 19 ans. Ses parents vivaient sur Paris avec ses deux frères et deux de ses sœurs, la dernière, Victoria étant majeure et s’entendant à merveille avec lui, ils vivaient tous deux en collocation dans un petit studio. Il me garantit qu’elle resterait discrète à mon sujet, sachant que c’était une fan incontestée de Celest, j’eus quelques doute, mais ne lui en fit pas part. On se lia donc très vite d’amitié, et à la fin des cours, nous partîmes limite bras dessus bras dessous en plaisantant à tout va. Finalement, nos chemins se séparèrent sur la place du « chapeau de roue » car nous habitons chacun à l’opposé de l’autre par rapport à cette fameuse place. Sur le chemin du retour, une fois seule, les choses ne se passèrent pas aussi bien. Premièrement, n’ayant plus de quoi m’occuper l’esprit, mes angoisses reprirent au sujet de l’enquête menée sur mon décès, enfin sur celui de Mortia. Ca commençait déjà sérieusement à me stresser, jusqu’à ce que je m’aperçoive que dans la rue, certaines personnes se retournaient sur mon passage avec un regard suspicieux. En prenant conscience de ça, je me fis toute petite.

        J’arrive enfin chez moi, dans le hall d’entrée, il y avait la concierge et une commère de l’immeuble qui bavassaient devant l’ascenseur. Méfiante, j’ai préféré prendre l’escalier discrètement au cas où l’une d’entre elles aurait vu les infos. Je jette mon sac dans un coin de l’appart et contemple mon lieu de vie le regard vide. C’est un simple quatre pièces, deux chambres, une salle de bain et un salon jouxté avec la cuisine. A part le comptoir de la cuisine, le vieux canapé que j’ai récupéré mon lit et un petit bureau, ce n’est pas très meublé. Je m’assieds dans un coin du sofa et pousse un long soupir.

Qu’est ce que je vais bien pouvoir faire ? Tout le monde pense que je suis une criminelle et je vais me retrouver avec Daliah sur le dos. Dans quelle galère je me suis encore fichue ?

Je réfléchis tant que je peux mais rien de véritablement salvateur ne me vient à l’esprit.

Tant pis, il n’y a pas trente six solutions !

Je me lève, reprend mon sac et sors.

Une chance que le métro soit ouvert tard…

Commentaires

Par Ln le 08/03/2007 à 18h59

Waaaaaaaaaaaaaaaaaah !!!!! (l)



Ajouter un commentaire



Gras Italique Insérer une image Ajouter un lien (http://) Insérer une adresse e-mail Insérer un smiley

©2006 - Bloxode.com est un service gratuit de Lexode.com - Prévenir d'un abus - Conditions d'utilisation